Ce que je vois dans ma propre “boule de cristal”
avril 17, 2010 at 7:31 3 commentaires
L’avenir du Web est sans aucun doute dans la construction commune du sens, un processus qui relève à la fois de la science et de l’Art.
En effet, les technologies Web de demain permettront non seulement de mieux communiquer notre savoir, mais aussi de collaborer sur l’écriture du savoir “en direct” et de travailler en groupe de manière totalement différente. Ces nouvelles façons de travailler en ligne (ou simplement de collaborer sur un projet), nous forcera natuellement à revoir et à questionner la pertinence des façons de voir les choses d’autrefois. Les moyens technologiques nous donneront ainsi l’occasion de construire un nouveau sens à partir d’une panoplie de sources d’informations, d’inspiration et notre propre imagination.
On sait que le sens se construit dans notre cerveau lorsque nos connaissances et nos expériences sensorielles sont mise en commun et lorsque toutes nos sources inspirations, notre imagination nous permette de “combler le vide de savoir”, et parfois même voir au-delà du sens accepté par tous. Un nouveau sens se construit lorsque des liens sémantiques sont créés dans notre cerveau.
La construction commune du sens, c’est ce même processus, mais jumelé avec des moyens de communication et de collaboration instantanés, qui va même jusqu’à l’inscription, la “matérialisation” du sens nouveau dans des symboles nouveaux.
Selon moi, si McLuhan vivait aujourd’hui, verrait sans doute dans le “Web 3.0″ l’externalisation tangible de nos processus cérébraux de construction du sens. Je ne peux en être certain, mais c’est ce que mon intuition me dit. Quelqu’un n’a t-il pas dit, à quelques mots près, que la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le construire?
Lorsque j’entend parler du Web 3.0, les concepts de “web sémantique” et de “linked data” reviennent régulièrement. À mon avis, le Web 3.0 sera, en fait, constitué d’un amalgame de différents concepts nouveaux, mus par notre désir de mieux nous comprendre et de trouver un sens à notre existence.
Je tire ainsi cette conclusion en mettant moi aussi en lien ce que je connais et ce que j’ai appris, et l’inspiration qui m’est venue suite à différentes conférences présentées lors de l’événement la Boule de cristal du CRIM 2010.
Pour plus de détails à propos de cet important congrès en TI, je vous invite à joindre le groupe sur LinkedIn (voir billet précédent) et à suivre la discussion en continu sur Twitter : #crim2010 #bouledecristal
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Félix Arseneau | avril 18, 2010 à 2:53
Je viens de faire d’importantes modifications à mon texte original, qui avait seulement 2 paragraphes. J’ai d’abord voulu corriger une erreur dans mon texte original, i.e. changer l’expression “création du sens” par “construction du sens”.
En effet, comme le disait si bien “chose“-là, “Rien ne se perd, rien ne se créé (…)”.
De plus, le verbe “construire” a quelque chose de collaboratif et d’additif, alors que “création” peut aussi conoter l’absence de source d’inspiration. On construit du sens, non pas à partir de rien, mais à partir de ce que l’on connaît déjà. L’étape cruciale est d’arriver à “créer des liens” ou à “relier les unités de sens”.
2.
Eve | avril 25, 2010 à 1:14
Ça fait bien du sens ce billet sur le 3.0. Super intéressant !
3.
Félix | avril 26, 2010 à 3:48
Merci, Eve.
En passant, j’ai un peu de lecture à te proposer.
Je trouve que le numéro de “Interactions” [ACM] de mars/avril 2010 comporte plusieurs articles intéressants sur le design. Habituellement, c’est une revue en technologies.
En particulier, voici un petit extrait de l’article “Evolution of the Mind: A Case for Design Literacy” :
Table des matières du numéro
http://interactions.acm.org/content/XVII/2.php